Information détaillée concernant le cours
| Titre | Droit, environnement et vulnérabilité(s) |
| Dates | 2 septembre 2026, 9h-17h |
| Lang |
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| Organisateur(s)/trice(s) | Mme Shpresa Salihu, UNIFR Mme Tamara Grigoras, UNIFR |
| Intervenant-e-s |
Appel à contribution en cours - date limite au 1er avril. Voir description de l'activité. Le séminaire vise à favoriser un dialogue riche et horizontal entre doctorant·e·s et jeunes chercheur·euse·s issu·e·s de différentes disciplines. Une attention particulière sera portée à l’invitation d’intervenant·e·s en début de carrière, notamment des profes-seur·e·s assistant·e·s ou des postdoctorant·e·s affilié·e·s à d’autres universités suisses. Il est prévu que chaque panel soit animé par un·e intervenant·e principal·e. |
| Description | Tant instrument de pouvoir que d’émancipation supposée, le droit structure et organise les sociétés qu’il sous-tend. Omniprésent, il pénètre la quasi-totalité des sphères sociétales. Le droit (international) est ainsi appelé à régler, ou à tenter d’encadrer, parmi tant d’autres, des situations juridiques où les atteintes environnementales et climatiques se conjuguent à des circonstances de vulnérabilité(s). Polysémique, le terme d’environnement désigne à la fois les écosystèmes, les ressources (eau, sols, air), les risques (canicules, inondations, pollution) et les transformations liées au climat. La vulnérabilité, quant à elle, renvoie à une condition relationnelle et située : elle dépend autant de l’intensité d’un aléa que des res-sources disponibles pour y faire face (logement, revenus, accès aux soins, réseaux, infor-mations, droits) et des barrières institutionnelles existantes (discrimination, statuts, coûts et complexité des procédures). Le séminaire propose de questionner l’imbrication entre trois notions : droit, environnement et vulnérabilité(s) Le droit (international) est un outil interne à l’environnement et à la vulnéra-bilité(s) : il organise les activités économiques, l’usage du sol, les infrastructures et les poli-tiques publiques (urbanisme, logement, santé, travail, mobilité, énergie) qui peuvent soit at-ténuer les risques environnementaux et les situations de vulnérabilité(s), selon les choix opé-rés soit, au contraire, les accentuer et en produire d’autres. Les notions d’environnement et vulnérabilité(s) sont également co-constitutives : la dégradation environnementale engendre de nouvelles vulnérabilités et en exacerbe de préexistantes, tandis que les personnes dites « vulnérables » et l’environnement apparaissent parfois comme les victimes d’un même pro-cessus de domination et d’exploitation. Si l’articulation entre ces trois notions se trouve aujourd’hui au coeur de nombreux débats juridiques et judiciaires – notamment à l’ère du contentieux climatique –, elle n’en est en-core qu’à ses prémices, et de nombreuses questions demeurent sans réponse. Ce sémi-naire propose ainsi un espace de réflexion sur les liens entre droit, environnement et vulné-rabilité(s) tant à l’échelle nationale qu’internationale. Il s’adresse à tout·e doctorant·e et jeune chercheur·se intéressé·e par cette thématique et ces enjeux, tant dans une perspec-tive juridique que dans une approche interdisciplinaire (approches socio-légales, critiques, féministes, historiques, etc.). Les propositions pourront être axées autour des thématiques suivantes (entre autres) : • Quels sont les parallélismes entre les formes d’exploitation de la nature que le droit (inter-national) autorise et les mécanismes de marginalisation et d’oppression sociales qu’il peut reproduire à l’égard de personnes qualifiées de « vulnérables » ? • Le droit (international) participe-t-il à la production de vulnérabilités environnemen-tales ? • À quelles conditions le droit (international) peut-il devenir un levier de justice environ-nementale, plutôt qu’un mécanisme de reproduction d’inégalités et de dégradation en-vironnementale ? Quelle est, à cet égard, l’importance d’une approche dite « intersec-tionnelle » ? • Quel rôle le concept de « vulnérabilité(s) » peut-il jouer dans l’articulation entre justice sociale et urgence environnementale ?
Modalités et organisation Le séminaire sera organisé autour de panels thématiques. Chaque participant·e disposera d’un temps de présentation, suivi d’une discussion animée par un·e intervenant·e dont les travaux s’inscrivent dans un domaine connexe, afin de favoriser des échanges approfondis et interdisciplinaires. Les discussions pourront se dérouler en français comme en anglais. Le séminaire se tiendra le mercredi 2 septembre 2026 au Pavillon vert, Jardin botanique de l’Université de Fribourg, Chemin du Musée 10, 1700 Fribourg.
Participation Les doctorant·e·s et jeunes chercheur·se·s intéressé·e·s sont invité·e·s à soumettre un bref résumé (abstract) d’une longueur maximale de 300 mots ainsi qu’un curriculum vitae au plus tard le 1er avril 2026, aux organisatrices : Shpresa Salihu ([email protected]) et Tamara Grigoras ([email protected]). Afin de favoriser un dialogue approfondi et constructif, les participant·e·s seront ensuite invité·e·s à préparer un papier d’une dizaine de pages en amont du séminaire, lequel sera communiqué aux intervenant·e·s et participant·e·s. Celui-ci devra être remis au plus tard le 2 août 2026.
Prise en charge des frais L'ensemble des frais des doctorant·e·s CUSO, ou leur majeure partie, sont pris en charge dans la limite des plafonds budgétaires de la CUSO. Les demandes de remboursement des frais de trajets des doctorant·e·s CUSO se font directement sur leur compte MyCUSO (on-glets: profile/travel costs), pour une prise en charge à hauteur du prix d'un billet de train, 2e classe, demi-tarif, entre le lieu de l'université de rattachement et le lieu de l'activité. A noter qu’une désinscription tardive d’un·e doctorant·e qui engendrerait des frais pour la CUSO est susceptible de donner lieu à une demande de remboursement de la CUSO direc-tement au/à la doctorant·e. |
| Programme | Programme détaillé en cours. |
| Lieu |
UNIFR, Pavillon Vert |
| Information | |
| Frais | L'ensemble des frais des doctorant.e.s CUSO, ou leur majeure partie, sont pris en charge dans la limite des plafonds budgétaires de la CUSO. Une désinscription tardive d'un.e doctorant.e qui engendrerait des frais pour la CUSO est susceptible de donner lieu à une demande de remboursement de la CUSO directement au/à la doctorant.e. Les demandes de remboursement des frais de trajets des doctorant.e.s CUSO se font directement sur leur compte MyCUSO (onglets: profile/travel costs), pour une prise en charge à hauteur du prix d'un billet de train, 2e classe, demi-tarif, entre le lieu de l'université de rattachement et le lieu de l'activité. |
| Places | 20 |
| Délai d'inscription | 03.08.2026 |